RDC: l'Union européenne sanctionne plusieurs dirigeants de groupes armés

© Olivier Matthys/AP

L’Union européenne a décidé d’imposer des sanctions à huit personnes en République Démocratique du Congo. Ces sanctions surviennent deux semaines après les derniers massacres impliquant des groupes rebelles dans l’est de la RDC, mais l’Union européenne (UE) avait en fait déjà prévu de renforcer ses sanctions.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

Sur la liste des huit personnes désormais frappées par des sanctions européennes figurent cinq membres de différents groupes armés.

On retrouve Willy Ngoma, le porte-parole du M23 (Mouvement du 23 mars), Ruvugayimikore Protogène, l'un des chefs des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), Désiré Londroma Ndjukpa, chargé de défense de la Codeco-URDPC (Union de révolutionnaires pour la défense du peuple congolais). Viennent ensuite Meddie Nkalubo, un dirigeant des ADF (Forces démocratiques alliées), et enfin William Yakutumba, chef de la milice Maï-Maï CNPSC (Coalition nationale du peuple pour la souveraineté du Congo).

Ils sont tous accusés par l’Union européenne de graves violations des droits de l’Homme et d’entretenir le conflit armé dans l’est de la République Démocratique du Congo.

Un colonel, un ancien ministre et un Belge aussi sanctionnés

S’y ajoutent Joseph Nganzo Olikwa Tipi dit « Tipi Ziro Ziro », colonel de l’armée congolaise dont les hommes ont commis des exactions contre des civils, puis l’ancien ministre Justin Bitakwira accusé d’incitation à la violence contre les Banyamulenge.


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