RDC : l'assassinat de l'ambassadeur Luca Attanasio illustre l'impuissance de l'ONU à sécuriser l'est du pays

Jacques Deveaux
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On ignore qui sont les assaillants et, sans doute, le saura-t-on jamais. Luca Attanasio, ambassadeur d'Italie en République démocratique du Congo (RDC), a été tué le 22 février 2021, alors qu'il venait évaluer une mission du Programme alimentaire mondial (PAM), une agence onusienne, dans le Nord-Kivu. Cette attaque, qui a fait trois morts, illustre l'insécurité permanente qui règne dans tout l'est de la RDC, dans les régions du Kivu, mais aussi de l'Ituri et du Tanganyka. Elle met également en lumière l'incapacité des Nations unies à ramener la paix dans la région, alors même qu'elle y déploie son plus important contingent depuis plus de vingt ans. D'abord sous le mandat de la Monuc en novembre 1999, puis de la Monusco depuis le 1er juillet 2010.

Des Casques bleus présents depuis l'an 2000

Les effectifs et les moyens mis en œuvre sont considérables. A ce jour, 17 467 personnes, dont près de 15 000 soldats et policiers. Le budget alloué s'élève à plus d'un milliard de dollars par an. L'essentiel du personnel est déployé dans cette région, entre Nord-Kivu et Sud-Kivu, provinces les plus instables du pays, mais aussi en Ituri et au Tanganyka.


Initialement, la présence des Casques bleus en RDC remonte à la chute du maréchal Mobutu en mai 1997. A l'époque, le nouveau maître du pays, Laurent-Désiré Kabila, a eu besoin des pays voisins Rwanda, Ouganda, Angola et de leurs armées respectives pour installer son pouvoir. Mais il aura beaucoup de mal à se débarrasser de cette (...)

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