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En RDC, l'État veut poursuivre une société de sous-traitance du secteur minier

Les autorités congolaises annoncent des poursuites judiciaires contre une société sous-traitante engagée par le Canadien Kibali Gold Mine et accusée de violation de la loi sur la sous-traitance dans le nord-est de la RDC.

La loi sur la sous-traitance impose que seules des sociétés à capitaux majoritairement congolais (au moins 51%) peuvent exercer dans le secteur de la sous-traitance. Les autorités affirment donc que Kibali Gold Mine, grand exploitant des mines d’or en RDC, avait mis en place un système de prête-nom pour se déguiseren sous-traitant de ses propres activités de production et fournitures.

Pendant des années, affirment les services compétents, des millions de dollars se sont ainsi échappés du circuit financier congolais à travers une société étrangère, TCFF, qui a porté différents noms au fil des années. Cette société belgo-indienne gérait 90% des marchés de la sous-traitance pour Kibali Gold Mine dans la province du Haut Uélé.

« TCFF, c'est l'ancien FFK, explique Miguel Katemb Kashal, le directeur général de l’ARSP, le gendarme de la sous-traitance. Lorsque la population dénonce, il change d'appellation, mais c'est toujours les mêmes individus. On conclut noir sur blanc que TCFF n'est d'autre que Kibali Gold déguisé. Il n'y a pas à aller de gauche à droite, il doit y avoir des poursuites judiciaires. Cela doit servir de leçon aux autres. »

Selon l'ARSP, ces fonds échappent au circuit congolais soit par ce système de prête-nom, soit par l'utilisation d'entreprises à capitaux étrangers qui permettent des paiements en dehors du pays.


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