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RDC: Kinshasa ne s’attaque pas aux raisons de la surpopulation carcérale, selon la société civile

En République démocratique du Congo (RDC), les autorités ont mis en place une commission spéciale pour tenter de désengorger la prison centrale de Makala, à Kinshasa. Alors que la prison la plus importe du pays compte plus de 15 000 détenus alors qu’elle avait été faite pour 1 500, les autorités veulent statuer au cas par cas sur des libérations. Mais la société civile juge que cette mesure n’est que cosmétique et ne règle pas le fond, car la magistrature se dit ne pas être entièrement responsable de la surpopulation.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

Dans la prison centrale de Makala, seul le quart de détenus sont des condamnés. L’écrasante majorité est en détention préventive, certains sans dossiers, quand d’autres attendent depuis de nombreux mois ou années leur jugement. D’après Firmin Mvonde, le procureur près la cour de cassation, les prévenus eux-mêmes sont parfois à l’origine de leur séjour prolongé en prison : ils solliciteraient des remises et useraient de manœuvres dilatoires lors de leur procès, selon le procureur.

Des ONG pointent également des arrestations fantaisistes, des cas pour lesquels le procureur a promis des sanctions. Associations et magistrature sont en tout cas d’accord sur un point : la lenteur de la justice pour prononcer ses jugements contribue à la surpopulation des prisons en RDC


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