RDC: le financement du programme des 100 jours de Tshisekedi soulève des questions

En RDC, l’Office de la Dépense Publique interpelle le pouvoir au sujet du programme de cent jours du président Tshisekedi. Pour Floribert Muteba, numéro un de la structure, rien n’est clair dans la gestion des fonds alloués à ce programme. À cause des multiples critiques exprimées au sein de l’opinion, la justice s’en est mêlée.

La justice est interpellée. Elle veut voir clair dans ce dossier où certaines langues parlent détournement et sabotage. Et sans attendre l’audit annoncé par le chef de l’État, une action judiciaire vient d’être ouverte.

Baudouin Mayo, vice-Premier ministre en charge du budget, reconnait avoir fait l’objet d’une réquisition d’information émanant du parquet général près la Cour d’appel de Matete. D’autres membres du gouvernement et des bénéficiaires des financements du programme sont visés par la même procédure.

L’Office des Dépenses Publiques parle d’une cacophonie des chiffres qui, selon son président Florimont Muteba, traduit l’absence de planification ainsi que le caractère extrabudgétaire et improvisé du programme de 100 jours.

Le numéro 1 de l’ODEP soupçonne des manipulations du budget. Exemple le plus parlant : ces sauts-de-mouton [infrastructure routière ou ferroviaire NDLR], qui devaient être livrés, il y a plusieurs mois, le seront finalement le 30 juin prochain. Le budget prévisionnel de ces infrastructures routières est passé de 22,5 millions de dollars américains le 27 février 2019 à 46 millions le 8 février 2020. Il y a donc bien des choses à clarifier.