RDC: face à la crise politique et aux conflits armés, Jean-Pierre Lacroix prône le dialogue

·2 min de lecture

Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, a achevé vendredi 18 décembre la mission débutée dimanche dernier en République démocratique du Congo (RDC). Avec les acteurs politiques congolais, il a évoqué la crise politique actuelle et s’est rendu dans l’est du pays pour évaluer la situation sécuritaire et humanitaire.

Avec notre envoyé spécial à Goma, Patient Ligodi

Sur le plan politique, Jean-Pierre Lacroix a appelé ses interlocuteurs congolais au calme et à la retenue. À Félix Tshisekedi, qu’il a rencontré le 15 décembre, il avait émis le souhait de voir la crise institutionnelle qui a abouti à la fin de la coalition entre Cap pour le changement de l’actuel président de la République et Front commun pour le Congo de Joseph Kabila à être réglée le plus rapidement possible.

La RDC ne peut pas se permettre « une crise institutionnelle grave », avait déjà déclaré au début du mois devant le Conseil de sécurité la cheffe de la Monusco, Leila Zerrougui.

Sur le plan sécuritaire et humanitaire, Jean-Pierre Lacroix s’est rendu à Pinga, dans la province du Nord-Kivu, et à Roe dans la province de l’Ituri. Comme il l'explique, « c'est un choix qui est dicté par le fait que ce sont des zones où il y a eu des affrontements, des actions des groupes armés, des personnes déplacées et des dégâts économiques importants ».

Pour lui, il faut absolument s’attaquer aux causes profondes de ces conflits armés. « Il faut chercher à renouer le dialogue entre les communautés, entre ceux qui s’affrontent, même si c’est difficile, ensuite regarder vraiment la question du pillage des ressources économiques, déclare-t-il. Ce sont des zones qui ont des richesses absolument impressionnantes. Comment faire en sorte de mettre fin durablement à ce phénomène ». Il a aussi insisté sur le rétablissement de l’autorité du pays dans les zones marquées par les violences.