RDC: se dirige-t-on vers une crise politique majeure?

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En République démocratique du Congo (RDC), l'opposant Adolphe Muzito, l'un des leaders de la coalition Lamuka fait savoir qu'à son tour il entend boycotter les débats la semaine prochaine, comme le FCC, proche de l'ancien président Kabila, avant lui. Il demande que le sujet soit débattu lors d'un dialogue hors de l'Assemblée nationale, une option que le président de l'Assemblée a déjà écartée et dont ne veut pas non plus la Dypro, branche du FCC qui siège à la commission électorale.

Le camp de l’ancien Premier ministre, Adolphe Muzito, l’un des leaders de la coalition Lamuka, avec Martin Fayulu, refuse de prendre part, à son tour, au débat concernant la proposition d’une nouvelle loi électorale en vue des élections générales de 2023. Il adopte ainsi la même position que le FCC (Front commun pour le Congo), coalition de l’ancien président Joseph Kabila. Tous demandent, au préalable, l’organisation d’un dialogue politique qui devrait définir les contours de cette loi.

Au micro de Pascal Mulegwa, Adolphe Muzito, tout comme les membres de la coalition pro-Kabila, réclame, avant tout examen de ce projet de loi, l’organisation d’un dialogue politique : « Il faut une rencontre formelle pour que l’on trouve un consensus de manière à ce que nous puissions faire des réformes qui nous permettent d’aller aux élections dans la cohésion et dans l’unité. »

L’ancien Premier ministre réagit également au fait que le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, ait rejeté cette option : « Eh bien, lui, il tient à son hémicycle, il tient à cette institution qui pour nous est illégitime. Elle n’est déjà pas représentative de leurs alliés d’hier. Si j’entends la coalition FCC, elle n’est pas d’accord avec cette approche. Ils veulent un consensus en dehors de ce cadre illégitime pour que nous ayons de grandes options qui vont être discutées au parlement après que nous ayons arbitré comme force sociale, comme partie prenante FCC, Lamuka et Union sacrée.

Ce qui nous intéresse, c’est que nous puissions échanger et que notre proposition soit soumise à la discussion, leur proposition aussi et qu’ensemble, on trouve une synthèse qui peut nous unir tous et qui peut même baisser la tension dans le peuple telle que nous la vivons à l’Est et au Sud du pays. »

Plus de temps à perdre

De son côté, la Dynamique progressiste révolutionnaire (Dypro), branche du FCC de Joseph Kabila (ancienne majorité présidentielle) qui siège à la Commission électorale nationale indépendante (Céni), s’engage pour que les élections générales de 2023 soient organisées dans les délais constitutionnels. Cette structure dit « non » à tout dialogue dont l’objectif serait le glissement du calendrier électoral.

Joint par Kamanda Wa Kamanda, Me Constant Mutamba, coordonnateur de la Dypro-opposition, estime que la Céni est déjà opérationnelle. Il ne reste plus que la loi électorale qui est en discussion, depuis jeudi, à l’Assemblée nationale. Il lance un appel au gouvernement et au Parlement pour faciliter le travail de la Céni : « Le gouvernement de la République est appelé à doter la Céni de moyens conséquents qui puissent lui permettre d’organiser les élections dans le délai constitutionnel. Le Parlement est également appelé par la Dypro-opposition à procéder très rapidement à l’adoption de la loi électorale qui puisse permettre à la Céni de publier le calendrier électoral qui tienne compte de l’impératif lié au respect du délai constitutionnel. Nous sommes contre tout dialogue qui aurait pour finalité le partage des postes des responsabilités. Le peuple est fatigué et c’est pourquoi nous estimons qu’il ne faudrait pas donner des béquilles aux gens qui savent que, par leur gestion passée, ils ne peuvent plus revenir au pouvoir. Le pays a besoin du rajeunissement de sa classe politique et la Dypro-opposition républicaine se présente comme cette alternative-là. »

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