RDC: découvertes macabres à la suite des violences intercommunautaire dans la Tshopo

Dans le nord-est de la RDC, à Kisangani, la découverte des scènes macabres n’en finit pas dans la périphérie de la commune de Lubunga. Depuis l’accalmie observée dans le conflit communautaire entre les ethnies Mbole et Lengola fin mai, plusieurs corps sans vie sont régulièrement retrouvés. Onze squelettes ont été découverts dimanche 7 juillet à plus de 20 kilomètres de la ville de Kisangani, située sur la rive gauche du fleuve Congo. Un conflit foncier était à l’origine du déclenchement en mai 2023 des tueries entre ces deux communautés.

Avec notre correspondant à Kisangani, Joseph Kahongo

Pour le bourgmestre de la commune de Lubunga, Baudouin Kayongo, la découverte des corps sans vie est devenue une routine depuis que les populations ont commencé à se réinstaller petit à petit après leur fuite.

Une réinstallation qui révèle l’ampleur des atrocités commises. « On peut avoisiner les 700 personnes qui sont mortes sans compter les autres corps qui sont en train d’être découverts, comme ces squelettes, qui n'ont pas encore été comptabilisés. Comme il y avait le conflit communautaire, personne ne pouvait procéder aux enterrements parce que tout le monde avait peur », constate-t-il.

La cause du conflit est la vente des concessions agricoles à une entreprise libanaise nommée Cap Congo. Une vente faite par la communauté Lengola et mal digérée par la communauté Mbole qui se réclame propriétaire des terres vendues.

Pourparlers de paix


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