En RDC, le calendrier scolaire a été réaménagé

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Les autorités annoncent la fin de l’année scolaire le 8 septembre prochain, au lieu de début juillet. Une année scolaire élastique et particulière, interrompue entre décembre et février derniers du fait de la lutte contre la propagation du Covid-19. Une année difficile pour les parents, les élèves et les enseignants.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi, et à Bukavu, William Basimike

Cette fin d'année a été perturbée par les arrêts dus aux mesures de lutte contre la propagation du Covid-19.

Mais malgré cette rallonge, le programme n’est pas terminé. Ainsi les élèves n’auront qu’un mois de vacances au lieu de deux. Cécile Tshiyombo, secrétaire générale du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), explique les raisons de ce grand décalage.

Devant leur poste téléviseur à Bukavu, Echuda Bahati regarde un film en compagnie de ses trois enfants. Ils ont fini leurs examens scolaires et attendent les résultats. Elle s’étonne :

« Depuis que j’existe, je n’ai jamais vu l’année scolaire se terminer en septembre. D’habitude, elle se termine en juillet. Mais je suis contente car j’avais peur d’envoyer mes enfants à l’école pendant cette dure période du coronavirus, et aussi je m’inquiétais de les voir partir à l’école en cette période de la saison sèche. Je dis merci à Dieu car ils viennent de terminer l’année. »

Désiré Ntayira est enseignant. Sur sa table chez lui, il fait le calcul des points obtenus par ses élèves de l’école d’application de l’ISP/Bukavu et procède à la délibération, avant la proclamation des résultats :

« Et pour les enseignants, et pour les élèves, et pour les parents, c’était une galère, et les résultats ne sont pas satisfaisants. Il fallait arriver fin août sans vacances, sans détentes. L’État lui-même subvient difficilement aux besoins des enseignants. Et puis s’ajoute un problème pédagogique parce que l’année passée, l’État a demandé à ce que l’on fasse monter les élèves qui avaient réussi seulement le premier semestre, on sent bien que les élèves ont manqué une année. Il y a ce trou là, on ne sait pas comment on va combler cela, surtout pour les enfants qui terminent la sixième année, et qui vont aller à l’université. »

Tout en espérant la diminution des cas de Covid-19 et le retour à la normale des activités scolaires l’année prochaine, des parents réfléchissent à présent sur comment préparer la prochaine année scolaire après seulement quatre semaines de vacances, au lieu de deux mois habituellement.

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