RDC: au cœur du bassin du Congo, comment protéger les trésors de la cité scientifique de Yangambi?

© RFI/Paulina Zidi

Dans l’est du Congo, à 100 kilomètres de Kisangani, au cœur de la forêt du bassin du Congo, se cache la cité scientifique de Yangambi. Plus grande station de recherche tropicale au monde lors de colonisation belge, elle a été le siège de l’INEAC rebaptisé à l’indépendance du pays l’Inera, l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques. Il abrite depuis les années 1930 une bibliothèque référence en matière d’agronomie et le plus grand herbier de l’Afrique centrale. Leur conservation est un défi.

De notre envoyée spéciale de retour de Yangambi,

« Voici la bibliothèque qui a des documents qui se concentrent uniquement sur l’agronomie. » Dieu Merci Assumani, le directeur du centre de recherche Inera de Yangambi, est très fier de nous faire visiter la bibliothèque. Fondée en 1935 par les autorités coloniales belges pour promouvoir le développement de l’agriculture congolaise, elle est une référence en la matière et des chercheurs viennent du monde entier pour explorer ses ouvrages.

Un trésor sur lequel veille Christian Besombi Afanta, le responsable de la bibliothèque : « Vous voyiez ici, contrairement à d’autres établissements, on a choisi une classification par pays et non par thématique. »

Et Dieu Merci Assumani d’ajouter que tout au long de son histoire, l’Inera a toujours collaboré avec différents pas. D’ailleurs, le plus ancien ouvrage dans les rayons vient de Belgique et date de 1874. Malgré une longue période pendant laquelle les lieux ont été laissés à l’abandon, dans les années 1960 et 1970, les livres y sont étonnamment bien conservés pour un établissement au milieu de la forêt tropical du bassin du Congo.


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