RD Congo : Félix Tshisekedi n'a "aucun doute" quant au soutien du Rwanda au M23

Alors que l'ancienne rébellion tutsie du M23 (Mouvement du 23 mars) est remontée en puissance récemment dans l'est de la République démocratique du Congo, le président congolais Félix Tshisekedi a estimé dimanche que le Rwanda soutenait ces rebelles.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a affirmé dimanche 5 juin n'avoir "aucun doute" sur le soutien du Rwanda à une rébellion venue "agresser" son pays, tout en répétant son souhait d'entretenir des relations apaisées avec ses voisins.

La nouvelle crise congolo-rwandaise, provoquée par la résurgence dans l'est de la République démocratique du Congo de l'ancienne rébellion tutsie du M23 (Mouvement du 23 mars), était au menu de discussions ce week-end entre Félix Tshisekedi et son homologue et voisin congolais Denis Sassou Nguesso dans le fief de celui-ci à Oyo, à quelque 400 km au nord de Brazzaville.

Le gouvernement de Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir le M23, que de violents combats ont opposé fin mai à l'armée de République démocratique du Congo. Kigali dément, mais en représailles, Kinshasa a suspendu les vols sur son territoire de la compagnie RwandAir et convoqué l'ambassadeur du Rwanda pour lui notifier une "mise en garde sévère".

Le président Tshisekedi n'avait pas encore évoqué publiquement cette crise. "J'ai toujours soutenu qu'il fallait plutôt construire des ponts que construire des murs", a-t-il déclaré à la radio-télévision publique congolaise. "Malheureusement, aujourd'hui, nous en sommes là où nous sommes", a-t-il regretté.

"Pas de doute"

"Le fait de vouloir la paix, la fraternité et la solidarité n'est pas une faiblesse", a-t-il affirmé. "Cela ne doit pas constituer une occasion pour des voisins de venir nous provoquer."

"J'espère que le Rwanda a retenu cette leçon parce que, aujourd'hui c'est clair, il n'y a pas de doute, le Rwanda a soutenu le M23 pour venir agresser la RDC", a poursuivi Félix Tshisekedi.

Le chef de l'État a rappelé que ces rebelles avaient été vaincus, "totalement défaits", en 2013 par l'armée congolaise et "leur arsenal confisqué". "Si aujourd'hui ils ont repris du poil de la bête, ça veut dire qu'ils sont partis de quelque part, (ont été) armés par quelque part", a-t-il conclu.

Le président Sassou Nguesso s'est de son côté déclaré "confiant" quant à la résolution de cette crise. "Je pense que nous allons rapidement surmonter ces difficultés et ramener la paix à travers le dialogue", a-t-il déclaré.

Avec AFP

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