Centrafrique: une augmentation des effectifs de la Minusca décidée par l’ONU

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C’est une augmentation exceptionnelle des effectifs maximum de la force de paix de l’ONU en République centrafricaine. Le Conseil de sécurité a accepté d’augmenter la Minusca de 2 750 militaires et 940 policiers. Il s’agissait d’une requête du secrétaire général de l’ONU et du chef de la Minusca après un durcissement des attaques depuis la fin 2020.

De notre correspondante à New York, Carrie Nooten

Cette augmentation d’effectifs est exceptionnelle, pour ce qui est déjà l’une des trois plus importantes missions de la paix de l’ONU. En ayant la possibilité d’intégrer progressivement ces 2 750 militaires et 940 policiers, la Minusca portera ses effectifs à 14 400 militaires et 3 020 policiers. Des renforts pour aider la Minusca à assurer ses missions : protéger les civils et faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire.

En ce qui concerne la provenance de ces renforts, Bangui et la Minusca espèrent tous deux pouvoir intégrer les 800 soldats rwandais qui avaient été dépêchés au début de l’année au titre de la coopération bilatérale ; ils sont reconnus pour leur professionnalisme et leur discipline. Le reste des nouveaux casques bleus pourraient être des Sénégalais, Marocains ou Mauritaniens.

Abstention de la Russie

Au Conseil de sécurité, seule la Russie, qui a dépêché par ailleurs de nombreux mercenaires sur place, s’est abstenue. La France, elle, s’est félicitée de ce vote, après les attaques récentes menées par la coalition dirigée par l’ancien président Bozizé. Le Conseil a voulu aussi adresser un message de soutien symbolique à la Centrafrique, à deux jours du deuxième tour des élections législatives.

Par ailleurs, alors que la Centrafrique continue à demander la levée de l’embargo sur les armes, la résolution du Conseil de sécurité a « noté la demande des autorités centrafricaines ». Et leur rappelle la nécessité d’assurer protection, contrôle et traçabilité, si le transfert était acté cet été.