La «razzia sur la schnouf» du Quai des Orfèvres devant le tribunal

Libération.fr

Certains télescopages judiciaires sont révélateurs. Alors que l’enquête sur les méthodes troubles de l’Office des stups vient de s’accélérer avec le placement en garde à vue de son ancien patron, les magistrats s’apprêtent à juger une autre affaire emblématique : le vol de 52 kilos de cocaïne, à l’été 2014, au 36, quai des Orfèvres, le prestigieux siège de la PJ parisienne. La drogue, dont la valeur est estimée à 2 millions d’euros, n’a jamais été retrouvée.

L’auteur présumé de ce casse historique, Jonathan Guyot, comparaît à partir de ce mardi devant la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris, aux côtés d’une dizaine d’autres prévenus, dont trois ex-policiers. Cet ancien brigadier des stups du «36» a toujours nié être l’auteur du fric-frac, mais il devrait avoir bien du mal à soutenir son innocence à la barre. Selon l’ordonnance de renvoi signée par le juge Jean Gervillié, l’enquête a établi de «manière formelle» qu’il était bien à l’origine du vol survenu dans la salle des scellés, dans la nuit du 24 au 25 juillet 2014. Jonathan Guyot aurait ensuite cédé la drogue à un de ses indics, Farid Kharraki, afin que ce dernier la revende.

Les deux hommes ont été trahis par les nombreux SMS qu’ils ont échangés au cours de cette fameuse nuit. «Reste branché», écrit ainsi Guyot à son indic à 23 h 26. «Dans une heure, je t’appelle, n’appelle pas, pas besoin», précise-t-il cinq minutes plus tard. Puis la ligne du policier est coupée entre 23 h 31 et 1 h 05, laps de temps au cours duquel la drogue se volatilise. C’est aussi dans cet intervalle qu’un des deux plantons affectés au filtrage des sas d’entrée est intrigué par le passage d’un fonctionnaire porteur de gros sacs de courses. A 1 h 06, Jonathan Guyot rallume son téléphone et tente frénétiquement d’appeler sa source à 17 reprises. Les portables des deux hommes bornent finalement à 3 h 04 vers Malakoff, dans les Hauts-de-Seine. C’est là, selon toute vraisemblance, qu’a lieu l’échange de marchandise.

L’affaire mettra (...)

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