Razzia nationaliste en Corse

Au centre de la photo, de gauche à droite, Jean-Guy Talamoni, Jean-Christophe Angelini et Gilles Simeoni, lors d'un meeting en 2017 à Bastia.

En remportant des victoires significatives dans des villes clés, les nationalistes ont confirmé qu’ils étaient toujours sur une dynamique de conquête en Corse où 47.500 électeurs étaient appelés aux urnes dans 21 communes.

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Symbole de cette ascension politique, le bastion sudiste inexpugnable de la droite depuis plus d’un siècle, Porto-Vecchio, est tombé après la victoire de Jean-Christophe Angelini qui a rallié près de 55% des suffrages dans la troisième ville de Corse et sa vitrine touristique, face au sortant Georges Mela, représentant du clan roccaserriste qui a salué une participation de 74%. "C’est une victoire qui vient de loin, c’est la fin d’une époque", a commenté le vainqueur, par ailleurs président de l’Agence du développement économique corse (Adec), l’émanation de la collectivité de Corse, qui était déjà arrivé en tête au premier tour. Des coups de feu et des drapeaux corses ont salué cette victoire. Après quatre tentatives dans la cité balnéaire, Angelini en finit donc avec ce "syndrome Poulidor" dont il souffrait. Il dispute désormais à fleurets mouchetés le leadership à Gilles Simeoni, le président de l’exécutif, dont il était pourtant le partenaire naturel lors de la victoire aux élections territoriales de 2015, mais avec lequel les dissensions sont de plus en plus marquées.

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