Rayons non essentiels : Intermarché déplore un manque à gagner de 25 millions par semaine

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"Une gestion kafkaïenne". C’est par ces mots que Thierry Cotillard, président d’Intermarché et Netto, a qualifié mardi, au micro d’Europe Soir, les allers-retours du gouvernement sur la fermeture des rayons non-essentiels dans les supermarchés. Cette mesure polémique a été mise en place afin d’éviter une concurrence déloyale contre les petits commerces, contraints de garder portes closes en raison des mesures de restriction sanitaire. "La fermeture des rayons non essentiels, pour les plus gros formats cela représente 10 à 15% du chiffre d’affaires, et 5% pour chaque Intermarché. Par semaine, c’est 25 millions de chiffre d’affaires qui ne se réalisent pas dans nos magasins", relève Thierry Cotillard.

"On a compris qu’il y avait une question d’équité, mais ce que l’on n’a pas compris, c’est le manque d’anticipation", explique ce responsable. "Concernant les listes (des produits que les supermarchés ne peuvent plus mettre en vente sur place, ndlr), il y a eu 50 allers-retours. Un jour vous pouviez vendre de la vaisselle jetable, le lendemain non. Cela nous a posé des problèmes opérationnels, pour les clients c’était incompréhensible", s’agace-t-il. À ses yeux, le gouvernement "a manqué de bon sens" dans la mise en place de cette décision.


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