Les rayons crépusculaires d'un trou noir révélés par Hubble ?

Laurent Sacco, Journaliste
·2 min de lecture

Newton, via les travaux de Kepler, a montré que la physique terrestre de Galilée et de Descartes était la clé de la physique céleste. Bunsen et Kirchhoff ont montré qu’il en était de même avec la chimie terrestre et la chimie céleste via les travaux de Fraunhofer en optique. C’est aussi au début du XIXe siècle que Jean-Baptiste Biot a établi que les météorites sont bien des pierres littéralement tombées du ciel, ce qui, là aussi, va bâtir un pont entre le ciel et la Terre, pont que les futurs cosmochimistes et astrophysiciens nucléaires vont exploiter au cours du XXe siècle.

De nos jours, cette transposition de ce que l’on observe dans les laboratoires terrestres pour comprendre le ciel se poursuit mais les chercheurs disposent aussi de nouveaux yeux qui, comme il se doit, sont en orbite tel le télescope Hubble. Après les planètes, les étoiles et le Soleil, les héritiers d’Anaxagore se sont tournés vers les trous noirs de John Michell revus et corrigés par Einstein, Schwarzschild et Kerr. Quand ces astres compacts accrètent de la matière, ils peuvent devenir extraordinairement brillants et être à l’origine de noyaux actifs de galaxies que l’on appelle des quasars.

Les images de Hubble permettent d'observer jusqu’à un certain point les trous noirs supermassifs et l’état de la matière qui les entoure en formant un disque d’accrétion lui-même bordé par un tore de gaz et de poussières. La physique de ces enveloppes de matière peut s’étudier en transposant la mécanique des fluides bien terrestre et la théorie du transfert radiatif utilisée pour comprendre les nuages et les atmosphères aussi bien de notre Planète bleue que celle du Soleil. Il semblerait que l’on voit aujourd’hui, associé au disque et au tore autour d’un trou noir supermassif, l’équivalent des rayons crépusculaires de l’atmosphère terrestre comme l’explique un article d’une équipe d'astronomes, dirigée par Peter Maksym du Centre d'astrophysique Harvard & Smithsonian (CfA), à Cambridge, Massachusetts.

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