RAYMOND DEPARDON «On voyait tout New York derrière les cuvettes des lavabos»

Libération.fr

Alors qu’il se relance dans une série d’instantanés quotidiens des Etats-Unis, publiés chaque jour dans «Libé», le photographe se souvient de sa précédente expérience du genre, à l’été 1981.

En juillet 1981, dans les pages «Etranger» de Libération, paraît tous les jours une photo en noir et blanc prise à New York par Raymond Depardon. Pendant près d’un mois, le reporter de Magnum capte alors des hors-champ de l’actualité ou des portraits d’Américains. La «Correspondance new-yorkaise» débute le 6 juillet, jour de ses 39 ans. Ces lettres photographiques, légendées avec poésie, ont fait date dans l’histoire de la photo française, qui découvrait alors son versant «auteur». Si bien que l’ex-patron de Magnum et des Rencontres d’Arles François Hébel, aujourd’hui directeur artistique du Fiaf (French Institute Alliance française), a proposé de renouveler l’expérience. Pendant dix jours, Raymond Depardon enverra ainsi à Libé des vues quotidiennes de New York faites à la chambre 20 × 25.

Comment sont nées ces «Correspondances» ?

Après une interview dans Libé intitulée «les Années déclic», je passe au journal et, dans le bureau de Serge July [alors directeur de la publication, ndlr], je raconte que je vais rejoindre une amie à New York pour l’été. Le journal cherchait une correspondance estivale pour remplir juillet-août. Ils me proposent alors d’envoyer une photo tous les jours. J’ai senti le sol s’enfoncer sous moi. Quelle connerie je n’avais pas dite ! J’aurais dû me taire ! Je partais à New York pour traînasser. Voilà le point de départ.

Sur place, comment cela s’est-il passé ?

Pour envoyer les photos en France, nous sommes passés par le courrier du Herald Tribune, qui partait tous les deux jours via le Concorde. J’étais un peu paniqué. Pour les sujets, nous avions contacté le service photo du New York Times pour que j’intègre l’équipe de photographes. Je voulais me joindre à eux et les suivre sur le terrain. Je comprenais un mot sur cinq de ce que me disait Durniak, le (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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