Rave-party: pour le maire de Redon, certains participants "étaient là pour en découdre"

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Pascal Duchêne, le maire de Redon, s'est exprimé ce samedi matin après une nuit de violences survenue entre participants à une rave-party illégale et les forces de l'ordre.

"Je suis à Redon depuis une trentaine d'années et n'ai jamais vécu un tel événement." Le maire de Redon (Ille-et-Vilaine), Pascal Duchêne, a pris la parole ce samedi matin après la nuit d'affrontements survenus dans sa commune entre forces de l'ordre et participants à une rave-party.

L'élu, qui évoque une "ambiance apaisée" lors de son arrivée à l'hippodrome où s'étaient rassemblés les participants, a rapidement observé des scènes de violence.

"Ce sont des affrontements qui ont eu lieu dans l'heure qui a suivi. Ils n'étaient pas là pour faire la fête, ils étaient là pour en découdre en réalité, en découdre", a-t-il martelé.

Des cris et des projectiles

Présent à quelques centaines de mètre de la zone d'affrontements, le maire a également raconté avoir entendu au cours de cette nuit "non seulement des cris mais aussi le bruit provoqué par les projectiles, des cocktails Molotov et puis du côté des forces publiques des grenades lacrymogènes".

Pascal Duchêne a confirmé que ces affrontements ont fait plusieurs blessés du côté des participants et des forces de l'ordre et qu'un jeune homme a eu "la main arrachée". Il a également affirmé que les organisateurs de ce rassemblement avaient pour projet initial de se rendre dans une autre commune en Loire-Atlantique avant de faire le choix de se rendre sur Redon.

"Il y a eu d'abord un point de rassemblement sur une zone de parking d'un hypermarché et puis ensuite le convoi est arrivé de l'hippodrome là où les attendaient déjà les gendarmes", a décrit l'élu.

"Il faut être plein de précaution"

Le maire, qui a estimé au moment de sa prise de parole qu'il restait encore environ un millier de personnes présentes sur place, a indiqué aussi que la zone était désormais contrôlée par les forces de l'ordre et que les accès à celle-ci y sont désormais interdits.

"Il faut être plein de précaution et de prévention ce qui explique cette présence forte de la gendarmerie mais aussi des pompiers", a ajouté Pascal Duchêne.

Des blocs de béton ont par ailleurs été disposés pour empêcher tout accès au site par d'éventuels véhicules et sécuriser l'évacuation des fêtards. Une soirée qui n'avait rien d'une rave-party selon le maire de la commune.

"Dans la nuit, jusqu'à 4h30, j'ai entendu des bruits de bombardements, des feux d’artifices, des grenades qui explosaient, des incendies qui prenaient ici et là dans les bosquets mais je n'ai pas entendu de musique", a-t-il conclu.

Article original publié sur BFMTV.com

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