Rave party en Bretagne: un appel à rassemblement pour soutenir l'homme de 22 ans incarcéré

C.Bo.
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Des participants à la rave party de Lieuron (Ille-et-Vilaine) se reposent dans un hangar désaffecté, le 1er janvier 2021 - JEAN-FRANCOIS MONIER © 2019 AFP
Des participants à la rave party de Lieuron (Ille-et-Vilaine) se reposent dans un hangar désaffecté, le 1er janvier 2021 - JEAN-FRANCOIS MONIER © 2019 AFP

Des comités de soutien à la rave party illégale du Nouvel An, qui a réuni 2400 teufeurs en Bretagne, ont réclamé "la libération immédiate" de l'homme de 22 ans incarcéré dans le cadre de l'enquête et appelé à un "rassemblement de soutien" samedi 9 janvier à Rennes, selon un communiqué de presse.

"Aujourd'hui une personne se retrouve incarcérée au fond d'un cachot, accusée de 16 chefs d'inculpation prétendument associés à l'organisation de cette fête libre, risquant ainsi de lourdes peines (...) il est présenté comme la figure du criminel irresponsable", écrivent mercredi les comités de soutien de Rennes, Nantes, Paris et Toulouse ainsi qu'une "Coordination Nationale des Sons".

Le jeune homme de 22 ans, vivant dans un camion et arrêté samedi à Iffendic (Ille-et-Vilaine), a été mis en examen et écroué lundi, notamment pour organisation illicite d'un rassemblement festif et mise en danger de la vie d'autrui. Son avocat a assuré qu'il n'était pas un organisateur, se disant "choqué" par l'incarcération de son client au casier judiciaire vierge.

"Qu'importe si cette personne est réellement en lien avec l'organisation, ce que nous savons c'est qu'il est inconcevable d'aller en prison pour avoir fait danser des femmes et des hommes! Nous exigeons la libération immédiate de l'inculpé et l'arrêt des poursuites démesurées contre les organisateurs et organisatrices", ajoutent les comités de soutien.

"Notre geste est politique"

Se présentant comme les organisateurs de cette fête sauvage à Lieuron, au sud de Rennes, les signataires d'une tribune publiée mardi sur le site de Libération affirment avoir "répondu à l'appel de celles et ceux qui ne se satisfont pas d'une existence rythmée uniquement par le travail, la consommation et les écrans, seul·e·s chez eux le soir".

"Notre geste est politique, nous avons offert gratuitement une soupape de décompression. Se retrouver un instant, ensemble, en vie", écrivent-ils. "En ces temps si troubles, nous sommes fièr·e·s d'avoir pu redonner le sourire à quelques milliers de personnes, ne serait-ce que l'instant d'un +raveillon+ de nouvel an!"

Article original publié sur BFMTV.com