La RATP va-t-elle assurer un "service minimum" pour sa grève vendredi 13?

Jade Toussay
La RATP va-t-elle assurer un service minimum pour la grève vendredi 13 septembre?

TRANSPORT - Si vous pouvez éviter de prendre les lignes desservies par la RATP vendredi 13 septembre, faites-le. Car les alternatives proposées par le service des transports risquent de ne pas suffire, alors que le “service minimum” censé être assuré par l’entreprise ne sera pas respecté. 

Sur les 15 lignes de métro qui desservent la capitale et sa proche banlieue, 10 seront totalement à l’arrêt vendredi, et le trafic sur les lignes de bus et des RER ne sera guère meilleur. Une situation exceptionnelle, qu’une source syndicale n’hésite pas à comparer à la grève de 1995 et qui rappelle également celle d’octobre 2007 -toutes les deux déjà liées à la question des retraites. 

Pour les usagers de la RATP, cette annonce de grève ne veut dire qu’une chose: une journée de galères ce vendredi. Et au vu de l’ampleur de la grève, qui s’annonce particulièrement suivie, la question d’un service minimum obligatoire s’est très vite posée. 

Car oui, dans la loi, un service minimum dans les transports existe, et ce depuis 2007. Toutefois, son application reste extrêmement délicate et ce vendredi 13 risque d’en être l’illustration. 

Dans la loi, le service minimum existe...

En août 2007, la loi sur “le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs” a été popularisée comme la loi du “service minimum”. De fait, elle en impose bien un... dans les (très) grandes lignes. 

Cette loi évoque en effet la mise en place de “niveaux de service à assurer en fonction de l’importance de la perturbation”. “Par exemple, le niveau de service minimal, correspondant à la perturbation la plus forte, sera défini comme le niveau de desserte permettant de desservir les écoles, les hôpitaux, les services administratifs et les gares”, explique le site gouvernemental de l’Autorité de la qualité de service dans les transports.

Toutefois, le texte reste évasif sur la mise en place de ce service minimum. Par exemple, elle n’impose pas un quota de trafic...

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