La RATP, en première ligne dans les crises

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L’entreprise de transports publics dirigée par Catherine Guillouard traverse les tempêtes tout en préparant l’ouverture à la concurrence de ses bus.

Dans une pièce voisine du poste de commande de la ligne 14, au sous-sol de la station Bercy, Catherine Guillouard, la P-DG de la RATP, assiste au briefing de plusieurs agents sur les «9 engagements pour [leurs] voyageurs», qui promettent de fluidifier les trajets, d’être joignable en permanence ou de maintenir des espaces propres. «Cette charte, ce n’est pas un coup de pub, nous allons devoir apporter des preuves aux clients sur le terrain tous les jours, intervient-elle. Ce qui fera la différence, c’est notre relation avec eux.» Si la RATP veut absolument «faire la différence», c’est notamment parce que la Commission européenne a décidé qu’après le 31 décembre 2024 le réseau de bus francilien devra être ouvert à la concurrence. Il sera suivi par les tramways fin 2029, puis par les métros et RER dix ans plus tard. C’est aussi parce que, malgré la crise sanitaire, elle veut convaincre les passagers de revenir dans les transports. Avant le deuxième confinement, si pendant les heures de pointe, plusieurs lignes ont été parfois surchargées, le trafic n’était pas revenu à son niveau d’avant le Covid. Les touristes ont pour ainsi dire disparu de la capitale, bien des Franciliens télétravaillent, certains pédalent, d’autres sont au volant.

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«Il nous faut éviter le report modal sur la voiture pour ne pas ajouter une crise écologique à la crise sanitaire, considère Catherine Guillouard. Pour que l’accueil des voyageurs soit le meilleur possible, nous avons plus que doublé le budget de la propreté, à 200 millions d’euros, et augmenté les effectifs de 1200 à 1800 personnes. Nous nébulisons chaque soir 4700 bus mais aussi nos métros, trams et RER…» Comme le premier(...)


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