Rassemblement national : Marine Le Pen bousculée par la droite "hors les murs"

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Au Rassemblement national (RN), les problèmes ne sont pas toujours là où on les attend. Marine Le Pen a beau être en tête des intentions de vote pour la présidentielle selon les sondages, elle suscite la défiance d'une partie de sa famille politique. Au point que Robert Ménard, le maire de Béziers, réélu en mars avec le soutien du RN, prêche désormais pour son retrait de la course pour 2022.

Ménard pousse pour un "candidat plus rassembleur"

"Il faut la convaincre qu'il peut y avoir un candidat plus rassembleur qu'elle, dit-il. C'est tout l'enjeu des prochains mois." Outre son programme économique, qu'il juge "inaudible", l'édile estime que la présidente du RN est dans "l'incapacité de réunir l'ensemble de la droite pour battre Macron". "Sa candidature empêche toute alternative d'émerger mais, en même temps, on ne peut pas gagner sans elle", poursuit-il.

Alors, pour sortir de l'impasse, Ménard propose une solution : que Marine Le Pen se range derrière un autre candidat, capable de dépasser le cadre "rabougri" des partis politiques et de rassembler plus largement. Pour le moment, personne ne semble en mesure d'incarner ce projet, mais le Biterrois consulte, comme récemment Eric Zemmour ou Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy.

En interne, les critiques de la droite "hors les murs" trouvent un écho

Au RN, on regarde ces manœuvres avec exaspération. "Soit M. Ménard n'a pas de cerveau, soit il ment, tance Wallerand de Saint-Just, le trésorier du parti. On a vu aux eu...


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