Rarissime : une épave de bateau en bois du haut Moyen-Âge retrouvée près de Bordeaux

L'épave d'un voilier en bois datant du 7e ou 8e siècle de notre ère est actuellement sortie de terre du côté de Bordeaux, sur les rives de la Garonne. Il s'agit d'un objet rarissime pour l'époque.

Il suffit de contempler son squelette reposant au fond de l’océan pour que la majesté et la puissance d’une baleine nous frappe. Il en va de même pour l’épave d’un voilier du haut Moyen-Âge retrouvée à Villenave-d’Ornon, petite ville au bord de la Garonne, actuellement fouillée par une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). Encore à moitié ensevelie dans le lit envasé d’un ruisseau, son ossature, évoquant irrésistiblement celle du cétacé, suffit à traduire la taille imposante qu’il devait avoir lorsqu’il naviguait encore sur le fleuve et peut-être le long de la côte atlantique, entre les 7e et 8e siècles. Une quinzaine de mètres, estiment les archéologues, même si aujourd’hui, il n’en subsiste que 12.

Crédits : Patrick Ernaux/Inrap

L’objet constitue un témoignage exceptionnel de l’architecture navale de cette période, tant celle-ci est méconnue, faute de textes. En France, il n’en existe qu’un seul autre exemplaire, , mais en bien moins bon état que celui de Villenave-d’Ornon. Exécutée en amont d’un projet d’aménagement urbain, la fouille de ce nouveau vestige, qui consiste en son retrait de la vase pièce par pièce, devrait se poursuivre jusqu’en septembre prochain.

Un chantier de l'impossible

L’histoire de ce bateau depuis 2019 est sans doute bien plus épique que les aventures qu’il a dû vivre sur les eaux lorsqu’il était en service ; on estime en effet qu’il s’agissait d’un voilier de charge destiné au transport de marchandises. Découvert en 2013 lors d’un tout premier diagnostic de terrain, sa fouille n’a débuté que six ans plus tard, à l’issue de la validation d’un projet de construction de logements, commerces et bureaux. Entamée au mois d’août, elle va s’avérer apocalyptique, au point que Laurent Grimbert, son responsable, ne soit contraint de la stopper en cours de route. "Après des pluies torrentielles, la tempête Amélie a mis un point final à notre travail. Les parois de la fosse de fouille se sont effondrées et le [...]

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