Le rapporteur spécial de l'ONU exhorte les États à ne pas oublier la crise en Birmanie

Devant le Conseil des droits de l’Homme, le rapporteur spécial de l’ONU pour la Birmanie Tom Andrews a tenu un discours offensif pour éviter que la crise birmane ne tombe dans l’oubli de la communauté internationale... passant parfois par la case de la vulgarité.

Avec notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

Le monde doit arrêter de n’en avoir « rien à foutre » du Myanmar. C’est avec ces termes, peu diplomatiques, que le rapporteur spécial de l’ONU pour la Birmanie a alerté le Conseil des droits de l’Homme sur la crise qui perdure dans le pays.

Devant un conseil aux trois quarts vide et phagocyté par l’Assemblée générale, les mots de Tom Andrews ont résonné dans la pièce. Dans son discours, l’Américain a dénoncé à la fois les exactions de la junte, mais aussi l’abandon de la communauté internationale, qui est, selon lui, plus prompte à réagir en Ukraine.

« Contrairement à l’Ukraine, il n’y a eu aucune session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies et il n’y a aucune task force chargée de geler les avoirs de la junte. Les actes parlent plus que les mots. Et le contraste, dans ces deux conflits, en dit long pour le peuple birman », a-t-il dénoncé.

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