Rapport Sauvé : "Il y aura un avant et un après" pour l'Eglise

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La commission qui a enquêté sur l'ampleur de la pédocriminalité dans l'Eglise catholique depuis 1950 propose de "reconnaître la responsabilité de l'Eglise", selon ses conclusions rendues publiques mardi. Selon la commission, 216.000 enfants ou adolescents ont été victimes de violences ou d'agressions sexuelles de la part de religieux en France depuis 1950. 

Le nombre de victimes grimpe à "330.000 si l'on ajoute les agresseurs laïcs travaillant dans des institutions de l'Eglise catholique" (aumôneries, enseignants dans les écoles catholiques, mouvements de jeunesse), a ajouté Jean-Marc Sauvé en rendant publiques devant la presse les conclusions de la commission qu'il préside. Parmi les autres données révélées par le rapport, le fait que 5 millions et demi de Français de plus de 18 ans ont connu des violences sexuelles dans leur enfance : 10% dans la famille et 6% dans l'Église, soit deux fois plus qu'à l'école. 

"De la honte devant la médiocrité de mon Eglise"

Invité d'Europe Midi mardi, Monseigneur Bruno Valentin, évêque auxiliaire du diocèse de Versailles, s'est dit sidéré par les conclusions de ce rapport. "Personne ne s'attendait à un paysage aussi large et aussi sombre. C'est aux victimes que je pense et à qui j'ai envie de dire ma honte devant la médiocrité de mon Eglise et son incapacité pendant si longtemps à prévenir, à voir et à réagir à ces agressions", a-t-il reconnu.

Selon lui, l'Eglise en est arrivée là du fait de dysfonctionnements qui lui sont propres. "Jean-Mar...


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