Quel rapport entre les tempêtes de poussière de Mars et la lumière zodiacale ?

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Une partie de notre Système solaire baigne dans un nuage de poussière. Et lorsque les fines particules qui le composent diffusent la lumière du Soleil, apparait alors dans notre ciel nocturne — notamment après le coucher du Soleil au printemps et avant son lever en automne —, une lueur diffuse que les astronomes appellent la lumière zodiacale.

Ce nuage de poussière, les chercheurs ont d’abord pensé qu’il venait surtout des astéroïdes. Puis, à la matière éjectée par les comètes. Mais de nouvelles données recueillies par la sonde Juno (mission d'exploration de Jupiter) pointent désormais un nouveau responsable : la planète Mars.

C’est un peu par hasard que Juno a renseigné les chercheurs sur ces poussières cosmiques. Pour déterminer l’orientation de l’engin dans l’espace et assurer la précision de son magnétomètre, en effet, des caméras embarquées prennent le ciel en photo tous les quarts de seconde. Et l’une d’entre elles a été programmée pour rapporter les objets qui apparaissent sur plusieurs images consécutives, mais qui pourtant, ne figurent pas dans les catalogues d’objets connus. C’était dans l’idée de détecter de nouveaux astéroïdes.

Mais lorsque la caméra a commencé à renvoyer des milliers d’images sur lesquelles apparaissaient et disparaissaient de mystérieuses stries, les astronomes ont été déconcertés. « C’était comme si quelqu’un secouait une nappe pleine de miette devant la caméra », commente John Leif Jorgensen, professeur à l’université technique du Danemark, dans un communiqué du Jet Propulsion Laboratory (JPL, Nasa)

La sonde Juno est arrivée près de Jupiter en juillet 2016. © Nasa
La sonde Juno est arrivée près de Jupiter en juillet 2016. © Nasa

La distribution des poussières cosmiques dans le détail

Un calcul de la taille et de la vitesse apparente des objets apparaissant sur les images a finalement permis aux chercheurs de remonter à leur origine. Des grains de poussière s’étaient écrasés sur Juno à quelque 16.000 km/h, lui arrachant des morceaux submillimétriques. Les panneaux solaires de...

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