Un rapport dénonce de fortes inégalités sociales dans l'accès aux soins

© JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Selon un rapport de la Drees publié ce mercredi, les inégalités sociales se ressentent au sein du système de santé. Ainsi, deux fois plus d'enfants d'ouvriers que d'enfants de cadres se retrouvent en surpoids en grande section de maternelle. En revanche, les enfants d'ouvriers sont moins nombreux que ceux de cadres à porter des lunettes (31% contre 37%).

Prévalence de maladies chroniques, risque de renoncement aux soins, réalisation de tests de dépistage... Les inégalités sociales se ressentent au sein du système de santé, met en lumière le rapport 2022 sur l'état de santé de la population en France publié mercredi. Dès le plus jeune âge, les disparités sont marquées entre les enfants selon la catégorie socio-professionnelle de leurs parents : deux fois plus d'enfants d'ouvriers que d'enfants de cadres se retrouvent en surpoids en grande section de maternelle, note la Drees.

>> LIRE AUSSI - Des inégalités croissantes dans l'accès aux soins en France, alertent les maires

Certaines pathologies touchent plus les plus pauvres

Si la prévalence de troubles de la vue est identique, les enfants d'ouvriers sont moins nombreux que ceux de cadres à porter des lunettes (31% contre 37%), selon le rapport du service statistique des ministères sociaux. Au long de la vie, le risque de développer une maladie chronique, à l'exception de certains cancers, est plus élevé chez les personnes les plus modestes que chez les plus aisées. Les 10% des Français les plus pauvres développent ainsi 2,8 fois plus souvent un diabète que les 10% les plus aisés. Le surrisque de développer une maladie chronique du foie ou du pancréas est également de 2,4 points pour les plus modestes par rapport aux plus aisés, et s'établit à 2 points pour les maladies psychiatriques.

Seul le cas des cancers se distingue : ils surviendraient "un peu moins fréquemment che(...°

Lire la suite sur Europe1

VIDÉO - Pr David Khayat (oncologue ) : "Comment croyez-vous que font les Italiens qui mangent des pâtes tous les jours et ont beaucoup moins d’obésité que nous ?"