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Rapport du Crif sur l’antisémitisme : ce que l’on dit et ce que l’on ne dit pas

Le 24 janvier, en lieu et place du ministère de l’Intérieur qui aurait été bien inspiré et par une communication officielle de divulguer et de publier les chiffres qui émanent des services avant que d’autres ne le fasse à sa place, le Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ) publie son rapport et rend compte des chiffres de l’antisémitisme pour l’année 2023. Le CRIF s’appuyant sur ces chiffres s’empresse de communiquer à son tour en publiant une synthèse disponible sur son site Internet. Le CRIF reprend alors les données et graphiques du SPCJ.

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Commençons par expliquer la méthodologie utilisée. Le service central du renseignement territorial qui dépend du ministère de l’Intérieur, suit l’évolution des actes racistes, grâce à des synthèses chiffrées, comptabilisant les « actions » (homicides, attentats et tentatives, incendies, dégradations, violences) et « menaces » (propos, gestes menaçants, démonstrations injurieuses, inscriptions, tracts et courriers).

Ces données sont croisées avec les signalements centralisés au ministère et ceux du SPCJ. Cependant, ces synthèses chiffrées comptabilisent les actions et les menaces qui ont fait l’objet d’une plainte ou d’une main courante auprès des services de Police. Seulement, toutes les victimes ne portent pas plainte par peur de représailles. Ensuite, une communication annuelle est faite, en l’occurren...


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