Rapport Chilcot : l’invasion de l’Irak n'était pas justifiée

PHOTO PAUL MCERLANE/REUTERS

“Après le Brexit, Chilcot. La Grande-Bretagne, dirigée par des gens qui ont longtemps présumé savoir enseigner au reste du monde comment gouverner, risque de connaître, par effet de rebond, une nouvelle crise politique”, exprime le quotidien Financial Times.

Ce mercredi 6 juillet, John Chilcot a rendu les principales conclusions de son rapport. Ce dernier critique fortement la décision de l’ancien Premier ministre Tony Blair d’intervenir en Irak. “La guerre ne représentait pas le dernier recours”, a-t-il annoncé, avant d’expliquer que le Royaume-Uni avait décidé d’envahir le pays arabe sans même avoir épuisé les solutions de résolution pacifique.

The Guardian, qui a suivi de près la lecture du rapport tant attendu, informe :

Les enquêtes ont aussi conclu que les Américains et les Britanniques ont miné l’autorité du Conseil de sécurité de l’ONU, car ils ont fait pression pour intervenir militairement alors que des alternatives pacifiques étaient possibles.”


Le rapport Chilcot, commandé en 2009, représente l’enquête indépendante portant sur l’implication du Royaume-Uni en Irak et les raisons qui ont poussé le Premier ministre Tony Blair à se lancer dans l’impopulaire invasion. Présidée par John Chilcot, la commission Chilcot avait pour mandat d’“étudier la période entre l’été 2001 et la fin du mois de juillet 2009, pour comprendre le contexte, les interventions militaires et les conséquences du conflit irakien”, explique The Guardian.

C’est surtout le rôle de Tony Blair qui est abordé par le rapport, affirme le quotidien britannique :

Le rapport, long de 2,6 millions de mots, a pour objectif principal d’analyser les engagements conclus par le Premier ministre britannique avec George Bush, pour savoir si Tony Blair a vraiment trompé l’opinion publique britannique quand il a affirmé que l’Irak possédait des armes de destruction massive, ce qui n’a jamais été avéré.”

Le rapport, commandé il y a maintenant sept ans, qui devait être rendu dans un délai d’un an, a poussé les familles excédées des soldats tués en Irak à fixer un ultimatum aux autorités, sous réserve de poursuites judiciaires.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles