Un rapport de la Banque mondiale s'alarme de la situation économique de Madagascar

La croissance ralentit, et Madagascar a besoin d’un nouvel élan de réformes pour redresser la barre. C’est en substance le message du dernier rapport de la Banque mondiale, intitulé « Perspectives économiques de Madagascar : Surmonter la tempête » publié mercredi. Le pays a besoin de changements profonds pour faire face aux chocs qu’ont été la pandémie de coronavirus et les conséquences de la guerre en Ukraine, estime l’organisation.

2,6% de croissance en 2022 contre 4,4 en 2021. Taux de pauvreté de 81%. Sans surprise, Madagascar accuse le coups de plusieurs chocs exogènes qu’ont été le Covid et plus récemment la guerre en Ukraine après un semblant de reprise l’an passé.

Mais pas que : le manque d’investissement étranger, le manque structurel de gouvernance font que l’économie est d’autant moins résiliente, estime le rapport. Résultat : la récession qui frappe actuellement la Grande Île est trois fois plus importante que sur le continent. Il faudra environ 70 ans à Madagascar pour rattraper le Rwanda, pays qui était au même niveau économique que la Grande Ile à l’aube des années 2000.

Que s’est il passé depuis ? Pour Marc Stocker, l’économiste de la Banque mondiale à Madagascar et l’un des auteurs du rapport, le diagnostic est sans appel. « Contrairement au Rwanda, il n’y a pas eu de consensus des bailleurs, de la société civile, du secteur privé et du pouvoir politique autour d’un programme de croissance. »

Selon l’économiste, le problème à Madagascar n’est pas le défaut de connaissance. « Il existe des kilomètres d’analyses sur la réforme de la Jirama, la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Le problème est persistant depuis des décennies. Mais c’est la mise en oeuvre ne fonctionne pas. »


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