Le rappeur PLK condamné après avoir frappé un policier

Le rappeur PLK condamné à un an de prison sous surveillance électronique après avoir frappé un policier.
PASCAL GUYOT / AFP Le rappeur PLK condamné à un an de prison sous surveillance électronique après avoir frappé un policier.

MUSIQUE - Le tribunal n’a pas cru à ses explications. Le rappeur PLK, Mathias Pruski de son vrai nom, a été condamné à un an de prison ferme à effectuer à domicile avec un bracelet électronique, ce jeudi 27 octobre à Montpellier. Il a été reconnu coupable de « violences volontaires sur dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas entraîné une ITT supérieure à huit jours ».

Originaire de la région parisienne et auteur de deux albums à succès (Polak en 2018 et Enna en 2020), dont les vidéos ont cumulé des millions de vues, PLK avait été placé en garde à vue le 19 juillet à l’aube, pour sa participation à une bagarre sur le parking d’une discothèque de la Grande-Motte. Selon les images des caméras de surveillance et le rapport médical, le policier, 98 kg pour 1,80 m, avait été projeté au sol, la mâchoire déboîtée après avoir tenté d’intervenir.

« Nous n’avons pas du tout cru à vos explications »

Devant le tribunal, PLK, cheveux courts, habillé d’un polo noir à manches longues et d’un pantalon beige, a expliqué s’être d’abord inquiété ce soir-là, alors qu’il se trouvait dans la discothèque, « parce qu’une fille se faisait frapper » sur le parking. Puis il aurait « couru » en direction « d’individus qui continuaient à embêter tout le monde », dans un contexte chaotique. Mais « je n’ai pas la mémoire du coup de poing », a-t-il insisté, se disant « très déçu de [lui]-même ». Surtout, il a répété qu’en raison de l’obscurité, il ne s’était pas rendu compte qu’il s’agissait d’un policier, même si celui-ci était en uniforme.

Le tribunal s’est finalement montré plus sévère que le procureur, qui avait seulement requis six mois de prison, là aussi sous la forme d’une détention à domicile avec bracelet électronique. « Nous n’avons pas du tout cru à vos explications, que vous n’aviez pas vu qu’il s’agissait d’un policier. Il s’agit de 12 mois ferme en théorie, aménagés en détention à domicile. À vous de respecter (le jugement) pour éviter la prison », a expliqué le magistrat du tribunal correctionnel de Montpellier au rappeur de 25 ans.

« Vous êtes en quelque sorte passé de la production artistique à l’action », a ironisé l’avocat de la victime, Me Philippe Bez, rappelant que dans son clip « Un peu de haine » on peut le voir « donner des baffes à des policiers ». « On confond l’artiste et l’individu. Il a un vrai respect de la police », a répondu l’avocat de PLK, Me Mourad Battikh.

Si le chanteur fait appel dans les 10 jours, il pourra continuer à donner des concerts, le temps qu’intervienne un jugement définitif. Ni l’artiste ni son avocat n’ont fait de commentaire en quittant l’audience.

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