Rapatriement des enfants de djihadistes : « Chaque jour passé dans un camp syrien est de trop » rappelle une responsable d’Amnesty international

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Pour Tchérina Jerolon, responsable du programme Conflits, Migrations, Justice auprès d’Amnesty international, ce rapatriement est une bonne nouvelle qui va dans le sens des familles, des associations et des instances européennes et onusiennes, « Ce qu’on demande à l’Etat, c’est de poursuivre ces efforts. »

« Avec son refus de rapatriement, la France s’était isolée »

Pour mémoire, à la chute de Daech en 2019, la France avait fait le choix de ne pas rapatrier ses ressortissants prisonniers des camps syriens, alors même que plusieurs de ses voisins européens entamaient des procédures de retours.

Mais après plusieurs condamnations internationales, la position française était difficilement tenable. Le 16 janvier dernier, le Comité contre la torture de l’ONU a condamné la France pour son refus de rapatrier des familles de Syrie, s’ajoutant aux deux condamnations de 2022 par le Comité des droits de l’enfant, puis par la Cour européenne des droits de l’Homme. « Cela fait plusieurs mois qu’on alerte la France de la nécessité de rapatrier ces enfants », rappelle la responsable d’Amnesty, « Avec son refus de rapatriement, la France s’était isolée, tant sur le plan européen, alors que des pays comme la Belgique, la Suède ou encore le Danemark procédaient à ces rapatriements ; qu’au regard des instances européennes et internationales qui ont condamné la position française à plusieurs reprises. »

Détention des enfants en Syrie : « Ces enfants sont livrés à la misère »

Ce rapatriement semble confirmer la volonté de la France de se mettre en conformité avec les instances internationales, et notamment l’ONU qui l’a une nouvelle fois commandée le 16 janvier dernier. « En l’espèce, le Comité onusien contre la torture a condamné la France car il estime qu’elle a parfaitement connaissance des conditions de détention délétères (...) Lire la suite sur Public Sénat

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