"Si on nous rajoute ça, on sera en liquidation" : un traiteur s'inquiète d'un éventuel bonus-malus pour les contrats courts

franceinfo, Sarah Lemoine
Alors que les discussions sur l'assurance chomage démarrent mercredi notamment sur les contrats courts, certaines entreprises affirment ne pas pouvoir se passer de salariés en extras.

Une nouvelle séance de négociation a lieu mercredi 9 janvier au siège du Medef à Paris sur l'assurance chômage. Les discussions vont se focaliser sur la lutte contre les contrats courts, en CDD ou en intérim. Des contrats dont le nombre a explosé depuis près de 20 ans et qui coutent cher à l'assurance chômage. Si les entreprises ne changent pas leurs pratiques, le gouvernement menace de créer un système de bonus-malus sur les cotisations patronales, mais le patronat ne veut pas en entendre parler. C'est le cas chez un traiteur événementiel de la région parisienne, particulièrement concerné par le sujet.

29 salariés et jusqu'à 80 extras par semaine

Dans les cuisines de Calixir, un traiteur de la région parisienne, c'est le coup de feu à midi. Les cuisiniers s'activent pour préparer canapés, amuse-bouches, et pâtisseries pour un cocktail pour 200 personnes. Dans cette PME familiale, 29 salariés sont en CDI, notamment les cuisiniers. En revanche, le traiteur embauche jusqu'à 80 extras par semaine. Il s'agit de maîtres d'hotel, de serveurs, ou encore des barmans pour le service. "Les extras, ce sont des contrats d'une journée ou deux jours", explique Aziz Bentalleb, le gérant de Calixir. Son activité, tournée vers les entreprises, est très cyclique. (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi