Le raid israélien sur Damas, une escalade des tensions "sans précédent"

Parmi les victimes de la frappe aérienne à Damas, lundi, contre une annexe de l'ambassade d'Iran se trouvait Mohammad Reza Zahedi, un haut gradé des Gardiens de la révolution. Israël – que Téhéran accuse d’être l’auteur de cette opération – mise sur le fait que la République islamique ne peut se permettre de répondre de manière disproportionnée. À raison ?

L'Iran a promis de venger la mort de plusieurs officiers de haut rang de la Force Al-Qods, l’unité d’élite des Gardiens de la révolution. Ceux-ci ont péri dans une frappe aérienne qui a touché, d'après Téhéran, le consulat iranien de Damas, en Syrie, lundi 1er avril.

La riposte contre Israël, accusé d’être à l’origine de cette frappe, sera "décisive", a assuré Téhéran. Il s'agirait de la première attaque visant un bâtiment diplomatique iranien en Syrie. L’État hébreu n’a pas officiellement reconnu être l’auteur de cet assassinat ciblé, mais le New York Times assure mardi avoir eu une confirmation par quatre responsables israéliens sous couvert d’anonymat.

Une perte "comparable à celle de Qassem Soleimani"

Israël a déjà visé par le passé les intérêts iraniens en Syrie. Mais cette fois-ci, le nom d'une victime a été mis en avant par l’Iran dans son communiqué : celui de Mohammad Reza Zahedi, présenté comme "vétéran" du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et conseiller militaire de premier plan en Syrie.


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