Rafle du Vél d'Hiv' : il y a 80 ans, "la France a perdu un peu de son âme", déclare Borne

La Première ministre a rendu hommage aux victimes déportées par la police française les 16 et 17 juillet 1942.

HOMMAGE - “Le travail de mémoire, c’est de ne jamais laisser passer le moindre geste, le moindre mot.” La Première ministre Élisabeth Borne s’est rendue sur l’ancien site du Vélodrome d’hiver, dans le 15e arrondissement de Paris, ce dimanche 17 juillet. C’est là, il y a 80 ans jour pour jour, qu’ont été rassemblés des milliers de Juifs, hommes, femmes et enfants, avant d’être déportés vers des camps nazis, dont la plupart ne sont pas revenus.

Si la Première ministre a insisté sur le devoir de mémoire des Français, elle a aussi réaffirmé la responsabilité de l’État français dans la rafle du Vel d’Hiv, “qui est allé plus loin que l’exigences des Nazis, en livrant notamment des enfants”.

L’État français responsable

“Ce sont bien nos lois qui ont imposé le fichage des juifs, leur mise au ban, a-t-elle martelé, devant une foule de responsables politiques, d’associations et d’enfants de rescapés. C’est bien notre police qui a cherché et arrêté des milliers de familles, sans distinction d’âge ou d’état de santé (...). Oui, ces jours de juillet, comme lors des rafles qui ont suivi, la France a perdu un peu de son âme.”

Saluant le travail des historiens et les témoignages des rescapés au fil des années, Élisabeth Borne a rappelé l’importance des mots de Jacques Chirac, il y a trente ans, le 16 juillet 1995. Le président français reconnaissait pour la première fois la responsabilité de l’Etat dans la déportation et l’extermination de milliers de Juifs. “Ces paroles restent ancrées profondément en chacun de nous, car pour garder son honneur, notre pays devait et doit regarder son histoire en face,” a affirmé la Première ministre.

Dimanche après-midi, c’est au tour d’Emmanuel Macron de prononcer un discours depuis l’ancienne de gare de Pithiviers, où sera inauguré un nouveau mémorial, là où des milliers de Juifs ont transité vers le camp d’Auschwitz.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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