La Rafle (6Ter) Mélanie Laurent : "C’est le film le plus chargé en émotion que j’ai jamais tourné"

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Vous grelottez (pourtant elle est emmitouflée dans une épaisse couverture en laine)… On vous sent totalement investie par le sujet…

Mélanie Laurent : C’est le film le plus chargé en émotion que j’ai jamais tourné. Lors des prises, toutes les nuits, j’ai été déportée. Toutes les nuits, j’ai essayé de sauver mon petit frère… Je ne supportais pas que l’on mette les enfants dans les wagons, même si je savais que c’était du cinéma.

Cela vous a à ce point affectée que vous avez été souffrante…

Inconsciemment, je crois que je voulais me montrer aussi forte que l’infirmière que j’interprétais. J’avais le sentiment d’aller bien. Nous riions tous beaucoup pour exorciser la tension. Cela ne m’a pas suffi. J’ai développé un zona qui a touché le nerf optique… Même aujourd’hui, il m’est difficile de trouver les mots justes. Lors des avant-premières en public, j’avais du mal à finir mes phrases sans être envahie par l’émotion. Cela ne m’était jamais arrivé…

Est-ce parce que votre grand-père a, lui aussi, été déporté à Auschwitz ?

Je ne veux pas parler de lui… J’ai voulu participer à La Rafle parce que c’est un film nécessaire pour ne jamais oublier l’horreur dont l’homme est capable. On ne le rappellera jamais assez. Après la Shoah, on a eu beau dire « Plus jamais on ne massacrera un peuple… », d’autres génocides ont suivi, comme au Rwanda ou à Srebrenica.

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