Rafael Correa: «Le gouvernement équatorien doit être mis à la porte»

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Pendant 18 jours, la Confédération des nationalités indigènes (Conaie), à la tête de manifestations pour protester contre la vie chère, a paralysé l’Équateur. Alors que des négociations s’ouvrent, le président Guillermo Lasso accuse son prédécesseur Rafael Correa (2007-2017) de tirer les ficelles de la contestation depuis la Belgique, où il réside. Ce dernier répond à ces accusations au micro de RFI.

RFI : Quel est votre regard sur l’ouverture de négociations entre les dirigeants de la Conaie et le gouvernement ?

Rafael Correa : Ces 18 jours de manifestations étaient terribles pour le pays. Sept morts - quelques sources parlent de 11 morts –, des dizaines de blessés, des destructions. Tout ça pour aboutir à une réduction de 15 centimes des prix du carburant ? Je crois qu’on a perdu la tête. Tous ces sacrifices pour ça ? Il faut être plus responsable.

On ne peut pas avoir des manifestations aussi fortes et laisser en place un gouvernement tout à fait impopulaire, lorsqu’il existait des mécanismes constitutionnels pour avancer les élections. Le gouvernement est en échec total, il doit être mis à la porte. Il doit avancer les élections. [Guillermo] Lasso devrait démissionner, car il est impliqué dans le scandale des Pandora Papers. Mais comme il a le soutien des médias et des États-Unis, rien ne se passe.

Le président Guillermo Lasso vous accuse d’agir de concert avec Leonidas Iza pour le déstabiliser. Quels sont vos liens avec le président de la Conaie ?


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