"La radio est juste intéressée par le côté pop de l'electro" : Jeff Mills, nostalgique de la techno d'antan, plus politique

franceinfo Culture avec agences
Le producteur originaire de Détroit regrette la disparition de la dimension politique de l'electro.

Il a été un pionnier de la techno, le roi des DJ, et se frotte depuis des années au classique. Jeff Mills s'est produit hier aux Chorégies d'Orange, le plus ancien festival d'art lyrique de France, où le public est plus habitué à entendre les oeuvres de Mozart et de Rossini qu'à voir des platines. L'Américain de 56 ans a joué onze de ses titres aux côtés de l'Orchestre régional Avignon-Provence.

Plus qu'un DJ star, Jeff Mills est un artiste qui a bousculé les codes avec Underground Resistance, le célèbre collectif techno très engagé, né dans les ghettos noirs de Détroit sous l'ère Reagan. Dans les années 1990, il est devenu l'un des plus célèbres producteurs des années 1990 et le premier DJ à monter des concerts avec des orchestres symphoniques dès les années 2000.

Production au rabais

Introspectif, se réinventant sans cesse en se nourrissant notamment du cinéma et de la science-fiction, Jeff Mills apparaît un rien interloqué par la production actuelle d'une musique techno qu'il juge au rabais. "J'ai produit près de 70 albums en 35 ans mais presque aucun n'est joué en ce moment à la radio [...] qui est juste intéressée par le côté pop de la musique électronique", regrette-t-il, dans un entretien avec l'AFP avant le concert.

La techno était à portée plus politique avant.

Jeff Mills

AFP

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