Radicalisation en prison : Dupond-Moretti répond "à ceux qui disent qu'on ne fait rien"

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 En visite au Quartier d'évaluation de la radicalisation de la maison d'arrêt d'Osny lundi, Eric Dupond-Moretti a défendu le travail de l'administration pénitentiaire sur ce sujet sensible. 

Une réponse "à ceux qui disent qu'on ne fait rien" contre l'islamisme en prison: Eric Dupond-Moretti a défendu lundi le travail de l'administration pénitentiaire sur ce sujet sensible en visitant le Quartier d'évaluation de la radicalisation (QER) de la maison d'arrêt d'Osny (Val-d'Oise).

Une petite pièce d'une dizaine de mètres carrés au maximum, avec du petit mobilier sommaire: un lit, une étagère, un bureau, un écran de télévision, un téléphone fixe, un frigidaire, un lavabo. Arrivé en fin de matinée, Eric Dupond-Moretti ne s'arrête que brièvement dans cette cellule type du QER de la maison d'arrêt.

Mais c'est pour mieux défendre ce dispositif, lancé en 2016 et devenu une des pierres angulaires de la politique de lutte contre la radicalisation dans les prisons, quelques minutes plus tard lors d'une table ronde sur le sujet avec des professionnels de la maison d'arrêt et de l'administration pénitentiaire. Celle-ci s'occupe aujourd'hui de près de 62.000 détenus, dont près de 1.100 personnes pour des faits liés au terrorisme ou des soupçons de radicalisation violente.

"Votre travail est essentiel, utile, et répond à ce qu'on entend parfois, et parfois c'est évoqué à des fins politiciennes, que nous ne faisons rien. C'est pas vrai !", clame le ministre, sous la pression ces dernières semaines d'une opposition de droite et d'extrême droite qui, depuis les derniers attentats meurtriers, dénonce un manque de fermeté face à l'islamisme violent.

Le lieu choisi n'est pas sans signification: c'est à Osny qu'en septembre 2016, un détenu condamné pour terrorisme avait grièvement blessé deux gardiens. Une attaque qui, ajoutée à celle de Saint-Etienne du Rouvray (Seine-Maritime) en juillet, où un radicalisé sous bracelet(...)


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