Radars : à quoi doit-on s'attendre en 2022 ?

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En France, le tout premier radar automatique a été installé le 27 octobre 2003 sur la RN20 à La Ville-du-Bois (Essonne). (Getty Images/iStockphoto)

En 2022, le gouvernement va poursuivre le déploiement des radars sur les routes après avoir enregistré des recettes en chute libre ces dernières années, et de nombreux changements sont à prévoir. Yahoo Actualités fait le point.

Les automobilistes vont devoir redoubler de vigilance sur les routes. Les dégradations des Gilets jaunes, le manque de trafic lié à la crise sanitaire et le bon comportement des automobilistes ayant fait chuter les recettes des radars, le gouvernement passe à l'offensive et va poursuivre le déploiement de nouveaux radars. D'ici le 31 décembre 2022, pas moins de 4700 radars devraient être opérationnels sur les routes du territoire, selon le nouveau projet de loi de finances pour 2022 présenté fin septembre. En juillet 2018, on dénombrait 3 275 équipements.

Parmi eux on retrouve les radars tourelles (1400), qui peuvent flasher jusqu'à 32 véhicules en même temps et seront le plus déployés, les radars fixes traditionnels (800), les radars discriminants (700), dont une nouvelle fonctionnalité permettra de faire les photos de l'avant et l'arrière du véhicule, les radars mobiles embarqués (500) et les voitures-radars (400) conduites par des policiers ou des chauffeurs privés. On retrouvera également les radars urbains (500) et les radars autonomes (400), indique le site actu.fr, qui rappelle qu'il y aura des cabines leurres, c'est-à-dire des cabines vides qui permettent de recevoir par intermittence un équipement actif.

Un nouveau radar multifonctions ultra-performant

Le Mesta 210C, plus communément appelés "radar hibou", qui est utilisé depuis 14 ans sur les routes françaises, va laisser place à un nouveau radar lui ressemblant mais bien plus performant, plus facile à déployer et surtout multifonctions. En plus de relever les excès de vitesse, il est capable de repérer d'autres infractions comme le franchissement d'une ligne blanche ou encore le non-respect d'un feu rouge.

Capable d'identifier la voie de circulation des véhicules en infraction ou encore de différencier un véhicule léger d'un poids lourd, ce radar devrait voir son champ d'intervention élargi. Selon le site radars-auto, il peut être embarqué dans le coffre d'une voiture à l'arrêt et posé sur un trépied le long d'une voie, mais il peut également être positionné sur les ponts, contrairement au "hibou". Le temps de leur homologation, ces radars ne devraient pas être déployés avant 2023.

Davantage de voitures-radars

En revanche, il ne faudra pas autant de temps aux voitures-radars pour poursuivre leur déploiement. En arrivant dans les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur, Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France et Occitanie, elles seront désormais présentes sur l'ensemble du territoire métropolitain en 2022. Les véhicules radars, généralement de type berlines, sont équipés de caméras posées sur les plages avant et arrière qui détectent automatiquement, sans flash visible, les excès de vitesse des usagers.

Ces appareils qui détectent les excès de vitesse en roulant peuvent se retrouver dans des véhicules conduits par les forces de l'ordre ou dans des voitures d'opérateurs privés. Dans le premier cas, un fonctionnaire de police conduit tandis qu'un autre relève la vitesse maximum autorisée et dans le second cas, le chauffeur est seul à bord du véhicule, rendant ce type de véhicule quasi indétectable. Le parcours de ces voitures-radars privées est défini par la préfecture en fonction des zones accidentogènes. Au 1er août 2021, 202 véhicules étaient conduits par les forces de l'ordre, 183 par des opérateurs privés, indique la sécurité routière.

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