Raconter l’histoire du Velvet Underground avec humour ? C’est ce que fait Prosperi Buri dans une BD irrévérencieuse

Laure Narlian
·1 min de lecture

Peut-on rire du Velvet Underground ? Premier groupe de rock à chanter la drogue, les prostituées, le sado-masochisme, les travestis et la marge, le groupe culte new-yorkais connu pour sa noirceur n’est pas un fleuron de la gaudriole. Groupe influent s’il en est, le Velvet Underground est surtout intouchable. Pas pour tout le monde. L’auteur, dessinateur et musicien de rock Prosperi Buri tente l’impensable avec sa bande dessinée Une histoire du Velvet Underground : se moquer (gentiment) du groupe de Lou Reed et John Cale en racontant une version désopilante et sans complaisance de leur parcours.

"A la Factory, c'est très mal vu de rigoler"

Pour ce groupe "malsain" et vénéneux, on imaginait en effet une BD sombre au trait volontiers difficile, accidenté. Prosperi Buri fait tout l’inverse. Avec son trait joyeux, il croque avec humour une légende en bichromie (rose et noir) que tous les admirateurs du groupe connaissent : la rencontre à New York dans les années 60 entre Lou Reed, un étudiant en littérature porté sur l’héroïne, et John Cale, un musicien expérimental venu du Pays de Galles, déterminés à "révolutionner le rock". Puis l’arrivée de Sterling Morrison (basse, guitare) et Maureen Tucker (batterie), et la rencontre déterminante de la petite troupe avec Andy Warhol, entouré de la faune arty de sa Factory.

"A la Factory, c’est très mal vu de rigoler…Tout le monde est sous speed, et le top du cool c’est de faire la gueule… être odieux, snober son voisin… prendre des (...)

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