Racisme : Sylvain Maillard reçoit le soutien de nombreux élus après un flot d’insultes

Victimes de messages haineux après avoir pris position pour le député LFI Carlos Martens Bilongo, les soutiens pleuvent sur Sylvain Maillard.
AFP / Montage Le HuffPost Victimes de messages haineux après avoir pris position pour le député LFI Carlos Martens Bilongo, les soutiens pleuvent sur Sylvain Maillard.

POLITIQUE - Front commun. La sortie raciste du député RN Grégoire de Fournas n’a pas manqué de faire réagir un grand nombre d’élus de l’Assemblée nationale. Mais en apportant son soutien à son collègue LFI Carlos Martens Bilongo, Sylvain Maillard, patron par intérim des députés Renaissance, est lui-même devenu la victime d’insultes racistes.

Ce vendredi 4 novembre, c’est dans un tweet que le député de Paris s’est ému des nombreux courriers reçus durant la nuit de jeudi à vendredi pour avoir publiquement apporté son soutien au député LFI au cœur du tollé provoqué par la phrase « « Qu’il retourne en Afrique », lancée dans l’Assemblée nationale par Grégoire de Fournas jeudi.

« Voilà l’un des courriers que j’ai reçu cette nuit après m’être érigé contre les propos racistes du député RN. Un texte où l’insulte se mêle sans honte à l’antisémitisme. Les députés Renaissance ne transigeront jamais sur nos valeurs républicaines ! », a-t-il écrit sur Twitter, accompagnant son message d’une capture d’écran d’un mail particulièrement virulent et insultant à son égard.

Aussitôt, les messages de soutien envers l’élu sont arrivés par dizaines sur les réseaux sociaux, tous bords confondus (ou presque), dans une nouvelle volonté de faire front commun contre le racisme et les messages à caractère haineux.

À commencer par la présidente de l’Assemblée nationale et députée des Yvelines Yaël Braun-Pivet. « Je sais combien ces courriers orduriers sont durs à recevoir, pour soi-même et ses équipes. Je sais aussi la force de ton combat contre toutes les formes de haine. En mon nom et en celui de notre Assemblée, reçois Sylvain Maillard mon plein soutien. Ne laissons rien passer », assure-t-elle à son collègue dans l’hémicycle.

Même son de cloche pour cette autre élue Renaissance, Constance Le Grip, qui fustige « la haine raciste et antisémite » qui « doit être combattue sans relâche, partout et par tous ». Un « soutien indéfectible » également partagé par Marc Ferracci, député et vice-président du groupe Renaissance à l’Assemblée, dénonçant au passage « la haine et la bêtise crasse de l’extrême droite ».

Des élus habitués des courriers injurieux

À gauche aussi, les messages de soutien ont abondé, au lendemain d’une journée particulièrement tendue sur ce même sujet après l’incident raciste entourant Grégoire de Fournas. « Destinataire régulière de ce genre de courriers injurieux et racistes, je sais la violence que cela représente pour soi et son équipe. Tout mon soutien, collègue Maillard », a notamment écrit Danièle Obono, députée LFI de Paris.

Tout comme Ugo Bernalicis, député du Nord. S’il reconnaît être régulièrement « opposé » à son collègue de la majorité présidentielle, le député insoumis lui assure aussi son soutien. « L’antisémitisme et le racisme n’ont pas leur place en République ».

Certaines voix, dont celles du Rassemblement national et du parti Les Républicains sont toutefois restées plus discrètes sur ce sujet, alors que l’Assemblée décidait aujourd’hui du sort réservé à Grégoire de Fournas, finalement interdit de paraître au Palais Bourbon pendant quinze jours, le privant au passage de la moitié de son indemnité parlementaire pendant deux mois. La peine « maximale » qu’encourait l’élu de Gironde.

À voir également sur Le HuffPost :

Lire aussi