Racisme dans la police: l'existence d'un 2e groupe Facebook révélée

Le HuffPost avec AFP
Streetpress a dévoilé l'existence d'un deuxième groupe privé Facebook dans lequel des fonctionnaires de police échangeraient des propos haineux (Image d'illustration).

RACISME - Après avoir dévoilé l’existence d’un groupe Facebook dans lequel des membres des forces de l’ordre échangeraient des messages haineux, le site d’information Streetpress révèle ce lundi 8 juin des captures d’écran d’un deuxième groupe privé, réunissant lui aussi des centaines de policiers et dans lequel apparaîtraient, là encore, des “messages racistes”. 

Ce deuxième groupe Facebook, baptisé “FDO (pour “forces de l’ordre”, ndlr) 22 unis”, réunirait 9000 personnes, “pour beaucoup membres des forces de l’ordre”, écrit le site. Contrairement au premier groupe, celui-ci serait masqué: impossible de le trouver via la barre de recherche de Facebook. Pour y entrer, l’utilisateur doit être invité par l’un des membres. Son existence aurait été portée à la connaissance des journalistes par un fonctionnaire de police ”écœuré” par le racisme de certains de ses collègues, poursuit Streetpress.

Sur des captures d’écran du groupe dévoilées par le site d’information, des internautes, décrits comme étant des policiers, s’amusent par exemple de l’histoire du jeune Gabriel, 14 ans, qui accuse les policiers de l’avoir frappé en le blessant gravement à l’œil lors d’une interpellation à Bondy (Seine-Saint-Denis) le 25 mai.

“Bien fait pour sa sale gueule! #Jesuistrottoir”, écrit l’un d’eux. “Encore une bavure (des parents pour avoir chié ce connard)”, commente un autre. “S’il tout plé missiou moi pas volor”, se moque un autre membre du groupe, auquel une femme répond que le prénom de la mère de Gabriel est d’origine serbe. “Vu la tronche, c’est du rom de Serbie, ils en sont infestés dans les pays de l’Est”, lance un autre internaute.

 

SOS Racisme saisit le parquet de Paris

Saisi par le ministre de l’Intérieur, le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire sur les messages racistes publiés dans le premier groupe mis au jour par Streetpress. Cette page privée, “TN Rabiot Police Officiel”, affiche 7760 membres et est censée être réservée aux forces de l’ordre.

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