Racisme, islamophobie, admiration de terroristes... L'inquiétant profil des individus proches de l'ultradroite interpellés par la DGSI

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C'est en particulier le passif d'un employé municipal arrêté à Montauban qui interpelle les enquêteurs.

Au lendemain de l'interpellation ce mercredi de deux hommes appartenant à l'ultradroite et qui appelaient à des "actions violentes", on en sait un peu plus sur le profil des deux appréhendés, dont la garde à vue a été prolongée de 96 heures au siège de la DGSI de Levallois-Perret. 

Le premier individu, âgé de 46 ans, est un employé municipal sans antécédents judiciaires vivant à Montauban, dans le département du Tarn-et-Garonne. Adepte de la mouvance survivaliste, il est également admirateur de terroristes, comme Brenton Tarrent, auteur de l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui avait fait 51 morts dans une mosquée. 

Passionné d’armes à feu, il est convaincu par des thèses d’ultra-droite comme le “remplacement ethnique”, “l’effondrement de la société occidentale” et “l’accélerationisme” (idéologie qui consiste à générer le chaos et l’affrontement entre communautés, pour pouvoir faire monter le fascisme, ndlr).  

Chaîne Telegram

Le quadragénaire est en outre soupçonné d’être l’administrateur d’une chaîne Telegram baptisée "Jusqu’en Enfer", ouverte en janvier dernier. Sur cette chaîne, fermée depuis, et qui a compté plus d’une centaine d’abonnés, du contenu ultra-violent, raciste, antisémite et islamophobe était régulièrement diffusé, avec des appels à commettre des assassinats ciblés contre des personnes étrangères, de confession juive, musulmane, ou encore contre les élites économiques comme certains patrons d’entreprise, considérés comme des "traîtres" envers les personnes blanches. 

La chaîne avait également diffusé un guide de terrorisme pour préparer ses lecteurs à mener “une guerre civile raciale”. Dans ce guide, des conseils étaient prodigués pour savoir comment se procurer des armes et quel type d’arme choisir en fonction de l’action terroriste à mener. 

Le deuxième suspect est un homme âgé de 60 ans, habitant près de Bordeaux. Chasseur très impliqué dans les sociétés de chasse en Gironde, il est soupçonné d’être un intermédiaire dans la vente d’armes, et d’avoir procuré à plusieurs reprises des armes à feu au premier suspect. Il a été condamné pour meurtre en 2006, mais à ce stade de l'enquête, on ignore s'il fait lui aussi partie de la mouvance d'ultra-droite

L'enquête ouverte à leur encontre faisait suite à des messages de propagande raciste et antisémite repérés sur Telegram par la DGSI. Ce sont les premières interpellations dans ce dossier. Au domicile des deux gardés à vue, plusieurs dizaines d'armes de toutes sortes, ainsi que du matériel pouvant servir à fabriquer des explosifs, ont été retrouvés. 

Article original publié sur BFMTV.com

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