Du racisme derrière les données de l'industrie pornographique

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Malgré quelques progrès, les personnes non-blanches de l'industrie pornographique restent confinées à un système rigide et daté de classification. 

Noelle Perdue, autrice spécialisée dans l’histoire du porno, raconte comment, en 1972, Johnnie Keyes, l’un des premiers acteurs noirs à apparaître dans un film pornographique grand public fut immédiatement qualifié d’«étalon africain». Comme sa partenaire était blanche, le film fut étiqueté «interracial». 

Le développement d’internet à la fin du XXème siècle permit au porno d’augmenter ses productions et d’élargir sa diffusion. Pour faciliter la navigation des collections de vidéos sur internet, il fallut s’en remettre aux métadonnées et au référencement. Très vite, il fut important de classer les vidéos en catégories avec des étiquettes diverses «MILF», «fantasy», «romantique», etc. Une logique qu'appliquent encore aujourd'hui tous les médias numériques et sites internets pour remonter plus facilement dans les moteurs de recherche. 

Ainsi, explique Noelle Perdue, «d’une certaine façon, la transition numérique a permis à des acteurs marginalisés de trouver une audience sur mesure, cependant elle a aussi perpétué tous les préjugés racistes de l’industrie pornographique». La catégorisation à outrance des sites pornographiques ne permet pas aux personnes racisées de sortir des cases qu’on leur a assignées.  

4 VS 42

Il y a finalement eu peu d’évolution depuis le porno dit «interracial» de 1972 si ce n’est que les étiquettes pour parler de la couleur de peau des acteurs se sont multipliées, Noelle Perdue en référence 42 sur le site xhamster contre 4 pour parler des personnes blanches et ce même s’il y a plus d’acteurs blancs. 

Le dernier rapport statistique de Pornhub indique que 8 des 25 recherches les plus populaires sur le site...

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