Racisme. Aux États-Unis, les violences faites aux Asiatiques ne datent pas d’hier

Time (New York)
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La triple fusillade qui a fait huit morts le 16 mars à Atlanta a rappelé que les violences qui visent la communauté asiatique sont rarement reconnues comme telles en Amérique, souligne Time. Elles ont pourtant traversé plus de deux siècles d’histoire des États-Unis.

Depuis l’arrivée de la première vague d’immigrants chinois comme ouvriers aux États-Unis dans les années 1850, la violence raciale est “un élément indéniable” de l’histoire des Américains d’origine asiatique, affirme Time Magazine.

L’hebdomadaire américain, qui consacre la couverture de son édition du 29 mars aux violences faites aux Asiatiques aux États-Unis, revient sur la triple fusillade qui a fait huit morts, dont six femmes d’origine asiatique, le 16 mars à Atlanta. Un événement “déchirant et horrible”, écrit Time, mais qui, pour beaucoup, “n’était pas une surprise”.

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Ce drame est en effet survenu “après une année de racisme antiasiatique intense aux États-Unis”. Et l’hebdomadaire de signaler qu’alors que les victimes des fusillades d’Atlanta sont “longtemps restées sans nom”, des témoignages relayés par la presse américaine ont présenté le tireur présumé comme le fils d’un pasteur qui avait “l’air très innocent”.

Selon un policier du comté de Cherokee (Géorgie), Robert Aaron Long, 21 ans, qui a nié tout mobile raciste et a été inculpé pour meurtre le 17 mars, était dans “un très mauvais jour” lorsqu’il s’est attaqué à trois salons de massage.

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