Rachide Boubala Rébellion à perpétuité

Libération.fr

Considéré comme «le détenu le plus ingérable de France», cet homme condamné en 1996 à trois ans de prison pour le braquage raté d’une station-service n’a jamais retrouvé sa liberté. En révolte face à l’arbitraire carcéral, il a accumulé les peines pour des infractions commises derrière les barreaux. Libération prévue en 2039.

Cela n’aurait dû être qu’un accroc dans un parcours de vie, quelques années à l’ombre pour une erreur de jeunesse. Pourtant, c’est une obscurité sans fin. Rachide Boubala avait 19 ans lorsqu’il a été condamné, en 1996, par le tribunal de Châlons-en-Champagne, à trois années d’emprisonnement pour un braquage raté dans une station-service. Aujourd’hui, sa fiche pénale compte près de 30 condamnations, toutes prononcées pour des infractions commises durant sa détention. La liberté n’est plus une ligne d’horizon, elle est un filet de brouillard quelque part en 2039. Lorsqu’il achèvera son voyage au bout de la peine, il aura 60 ans et une existence entière derrière les barreaux. C’est «un cas hors norme», dit-on dans les hautes sphères, ou «le détenu le plus ingérable de France», affirme la presse. Au fil des ans, Rachide Boubala est devenu l’enfant terrible de l’administration pénitentiaire.

Sa révolte est née à peine la porte de la geôle refermée. «Le lendemain de mon incarcération, un gardien m’a refusé de sortir en promenade, c’est à ce moment-là que je me suis dit que je ne me laisserai pas faire», explique-t-il dans un courrier à Libération. Il tiendra parole. En 1997, il écope d’une première condamnation pour outrage envers un surveillant. Ensuite, les sanctions s’enchaînent sans discontinuer. Il comparaît pour injures, menaces de mort, dégradations, violences… Rachide Boubala se cabre, la justice riposte. «Au début, c’est un gamin qui se trouve confronté à la rigidité du système pénitentiaire et s’y oppose, rappelle Marie Crétenot, juriste à l’Observatoire international des prisons (OIP), qui le suit depuis dix ans. La réaction judiciaire est (...) Lire la suite sur Liberation.fr

Bastien Faudot (MRC) retire sa candidature à la présidentielle
Elle marche seule
Macron emprunte 8 millions d’euros pour sa campagne
Mort de Jean-Claude Etienne, ancien sénateur UMP
Caricature de Macron : le dircom de LR convoqué pour «entretien disciplinaire»

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages