Rachida Dati raille les ambitions présidentielles d'Anne Hidalgo

Jules Pecnard
·2 min de lecture

Invitée de Apolline de Malherbe, le rendez-vous, l'ex-candidate LR à la mairie de Paris tance vertement sa rivale socialiste, qu'elle qualifie d'"experte" en attelages politiques.

Depuis qu'elle a mené campagne contre elle aux municipales de 2020, Rachida Dati rate peu d'occasions de taper sur Anne Hidalgo. Elle l'a fait encore ce samedi durant son passage sur notre antenne, où elle était l'invitée de Apolline de Malherbe, le rendez-vous. Le sujet était l'élection présidentielle prévue en 2022 et le fait qu'à gauche, beaucoup lorgnent une candidature de la maire de Paris.

Pour l'ancienne garde des Sceaux, Anne Hidalgo "a abandonné les Parisiens depuis très longtemps", notamment en raison de ses ambitions nationales. "Ce que j'ai découvert chez Mme Hidalgo, c'est (qu'elle) est experte dans les attelages", a-t-elle cinglé, faisant notamment allusion à sa coalition parfois tendue avec les écologistes.

"Elle dit aujourd’hui que les Verts ne sont pas des élus républicains, mais elle s’en est servie pour être élue. (...) Elle n'a pas été élue sur des convictions ou sur un projet, mais sur un attelage. (...) Il faut se présenter à visage découvert", estime Rachida Dati.

"Moins de 6%"

Pour étayer son propos, la maire Les Républicains du VIIe arrondissement de la capitale a évoqué les derniers sondages, pour certains peu flatteurs pour Anne Hidalgo. La droite ne s'y montre pas non plus en grande forme. Dans l'enquête Harris Interactive publiée le 25 janvier, Xavier Bertrand se trouve crédité de 16% des suffrages au premier tour dans tous les cas de figure et Valérie Pécresse, de 14%.

"Oui, et Mme Hidalgo à moins de 6%", complète Rachida Dati. Le "moins" est superflu puisque la maire de Paris a été créditée dans ce sondage précisément de 6% des voix. Il n'empêche, le score en a refroidi plus d'un dans l'entourage d'Anne Hidalgo. Ne serait-ce que parce qu'il rappelle les 6,36% de Benoît Hamon au premier tour de la présidentielle de 2017.

"Vous allez me dire, 'c'est que des sondages', oui, mais ça donne le ton. Voilà. Pour quelqu'un qui ne fait que dans les attelages. Nous on fait dans les convictions", a-t-elle ajouté.

"Ils ont des divisions de fond"

L'ancienne ministre a par ailleurs évoqué la mésentente entre Anne Hidalgo et Jean-Luc Mélenchon, ainsi que ses désaccords avec Arnaud Montebourg, Yannick Jadot ou Julien Bayou.

"Ils ont des divisons de fond. À droite, nous n’avons pas de divisions de fond", a-t-elle ajouté. Sans faire mention des récentes frictions internes à LR au sujet du revenu universel et de l'interventionnisme économique nécessaire en temps de crise.

Article original publié sur BFMTV.com

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