Rachida Dati défend sa stratégie de vacciner enseignants et personnels des écoles

·2 min de lecture

La maire LR du 7e arrondissement de Paris a défendu jeudi sa stratégie d'élargir la vaccination aux enseignants et personnels des écoles, alors qu’Anne Hidalgo a demandé la fermeture du centre prévu à cet effet.

"Nous ne sommes pas dans l'illégalité, parce que la vaccination est fondée sur une circulaire et non pas sur un décret, un arrêté ou une loi, donc on ne viole aucune règle et aucune loi en vaccinant de manière plus large", a expliqué Rachida Dati lors d'une conférence de presse préparatoire au prochain Conseil de Paris. "Il y a des doses soit non affectées, soit qui risquent d’être perdues ou jetées" et la mairie du 7e a décidé de les affecter à ces "publics essentiels que sont les enseignants ou les personnels des crèches et des écoles", s’est défendue l’ancienne garde des Sceaux.

Un centre de vaccination dans le 7e arrondissement

Fin mars, Rachida Dati avait pris l’initiative d’ouvrir un centre de vaccination dans le 7e arrondissement pour vacciner ces personnels qui n'entrent pas dans les publics prioritaires de la stratégie vaccinale. La maire PS de Paris Anne Hidalgo avait alors demandé au préfet Didier Lallement de procéder à la fermeture de ce centre.

"Vous avez été rappelée à l'ordre par le préfet et l’ARS car vous enfreignez les règles des publics éligibles fixées par le gouvernement", avait expliqué dans un tweet le premier adjoint PS Emmanuel Grégoire. Rachida Dati avait alors demandé dans un communiqué "aux services de l’Etat et au préfet de police de ne plus céder à la pression et aux menaces de Anne Hidalgo", dénonçant le "manque d’anticipation, de vision et d’organisation" de la maire de Paris.

Le groupe Changer Paris, qui rassemble les élus Républicains, centristes et indépendants au Conseil de Paris, plaide aussi pour vacciner les personnes hébergées en résidence sociale ainsi que, à leur domicile, celles ne pouvant se déplacer. Rachida Dati a souligné que les doses non affectées ou perdues "se(...)


Lire la suite sur Paris Match