Rachida Dati, à nous deux Paris !

Rachida Dati, l’ancienne Garde des sceaux se lance à la conquête de l’Hôtel de ville. Face à Anne Hidalgo, sa rage de vaincre marque déjà des points.

Dans la cour de la préfecture de police de Paris, ce 8 octobre, le froid pique. Serrés sous un dais, des ministres, des élus venus rendre hommage aux quatre policiers poignardés par un agent administratif radicalisé. Dans les premiers rangs, Rachida Dati, maire du VIIe arrondissement. Soudain, elle fléchit. Elle murmure quelques mots à son voisin qui, aussitôt, passe ses bras sous ses coudes et la soutient. Victime d’un malaise, elle ne veut pas faiblir. A demi évanouie, les mâchoires serrées, elle résiste, portée par cet homme de haute stature, Philippe Goujon, maire du XVe arrondissement et pilier de la droite parisienne. Le vertige surmonté, elle le remercie rapidement puis, regard fixe, port altier, se redresse. Impeccable. Rachida Dati déteste flancher. D’ailleurs, elle ne flanche jamais. Quelques semaines plus tard, le geste amical entre les deux élus paraît furieusement anachronique. Car, entre-temps, Dati a été désignée candidate des Républicains à la mairie de Paris et c’est peu dire qu’elle mène en son camp une lutte féroce. Dont Philippe Goujon fait les frais.

Comme beaucoup de maires d’arrondissement, elle veut le faire plier et l’entendre lui jurer fidélité à haute voix, . Ceux qui résistent sont combattus sans pitié. Dati, une guerrière dans un corps d’elfe. Les sondages qui la placent en deuxième position, certes loin derrière Anne Hidalgo mais devant le macroniste Benjamin Griveaux, ravissent et soulagent son parti. Depuis près de vingt ans, la droite parisienne sombrait, essuyant défaite sur défaite, à tel point qu’à l’été dernier on ne se bousculait pas pour affronter Anne Hidalgo. Dans la piteuse débandade, il en est une qui s’avance. Oui elle est prête à porter le fer. Oui, la droite redresse(...)


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